Maison ancienne : les différents points à isoler

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Si vous êtes propriétaire d’une maison ancienne, vous serez appelé à réaliser des travaux de rénovation et d’isolation. Si ces travaux ont un caractère coercitif parce qu’imposés dans une certaine mesure par la loi, ils sont aussi destinés à améliorer le confort au sein de votre logement. Dans l’un ou l’autre des cas, une isolation efficace de votre maison ancienne suppose de travailler principalement sur certaines de ses zones. Quels sont justement ces points sur lesquels l’isolation devrait s’accentuer ? Qu’en est-il de l’efficacité énergétique de la maison ?

Isolation d’une maison ancienne : le diagnostic de performance énergétique

La réalisation d’un bilan thermique est l’étape préalable à un projet d’isolation. Réalisé en amont de travaux d’isolation thermique par les soins de professionnels comme Hellio, le diagnostic de performance énergétique (DPE) permet de déterminer les principales zones de déperdition de chaleur. Ainsi, vous saurez clairement les travaux d’isolation à mener et les zones où elles doivent être réalisées.

Il faut aussi préciser que le DPE doit être réalisé par un professionnel certifié RGE. De même, c’est aussi le bilan thermique réalisé par ce professionnel qui détermine la classe énergétique de votre maison ancienne. Cette classe peut aller de A à G, c’est-à-dire de la meilleure à la plus mauvaise performance énergétique. Afin de vous accompagner dans la réalisation de travaux d’isolation thermique, les pouvoirs publics ont mis en place des dispositifs financiers d’accompagnement. Vous pourrez y prétendre si vous confiez votre DPE à un artisan RGE.

dpe travaux isolation

Isolation de maison ancienne : les zones prioritaires

L’expérience a montré qu’à l’issu du DPE, les zones les plus fréquemment isolées sont les combles, les murs, le plancher et les fenêtres.

L’isolation des combles

Parlant de déperditions de chaleur, les combles sont la zone la plus critique. En effet, 25 à 30 % des pertes de chaleur de votre logement ancien passent par le toit. Cela implique de travailler au niveau des combles, pour réduire ses pertes de chaleur et optimiser la performance thermique de la maison. Pour ce faire, vous pouvez envisager plusieurs possibilités, selon la nature des combles.

Au cas où il s’agirait de combles perdus, vous avez la possibilité d’isoler en posant des roulants dédiés sur le sol. Ainsi, vous éliminez tout espace découvert. Une autre possibilité consiste à souffler de la laine partout. En conséquence, les combles seront inaccessibles. En revanche, pour des combles aménagés, vous pouvez opter pour l’isolation par l’intérieur ou pour celle par l’extérieur.

Dans le premier cas, vous aurez besoin de panneaux en plusieurs rouleaux ou de type semi-rigide. Au cas où vous feriez l’option de l’isolation par l’extérieur en revanche, le travail à réaliser est plus contraignant. Il faudra dans un premier temps enlever le revêtement de la toiture, et ensuite vous assurer que la charpente puisse supporter le poids des isolants que vous choisirez. Les professionnels préconisent souvent cette forme d’isolation lorsque vous devez refaire le toit.

L’isolation des murs

Les murs sont quant à eux responsables de 20 à 25 % des pertes de chaleur d’un logement ancien, soit la deuxième source de déperdition thermique. Pour isoler vos murs, vous aurez aussi le choix entre l’isolation par l’intérieur et par l’extérieur. Vous utiliserez alors des panneaux isolants que vous allez apposer directement sur les murs ou via une structure de métal ou de bois.

En isolant par l’intérieur, vous conservez l’aspect extérieur de la maison, mais perdez quelques m² à l’intérieur. De même, l’isolation des murs par l’intérieur ne permet pas (toujours) l’élimination des ponts thermiques. De plus, entre les difficultés à ouvrir les fenêtres et à faire passer les prises électriques et canalisations, l’isolation intérieure est souvent source de plusieurs dysfonctionnements.

En revanche, si l’isolation par l’extérieur permet d’éliminer efficacement les ponts thermiques, elle appelle des travaux nettement plus importants et onéreux. Elle impacte le rendu de la maison et nécessite de nombreux changements dans votre logement. Toutefois, l’isolation par l’extérieur est une bonne occasion pour rénover votre façade et donner un ton de neuf à votre logement.

L’isolation du plancher

Lorsque votre plancher se trouve au-dessus d’un sous-sol non chauffé, il provoque 8 à 10 % de pertes de chaleur. En plus des autres postes de déperditions thermiques, cela peut rapidement faire grimper votre facture de chauffage. Autant donc isoler ce point par fixation de panneaux au plafond de votre sous-sol. Si vous disposez d’un sous-sol voûté, vous pouvez aussi envisager le procédé du flocage. La méthode à utiliser sera tout autre si votre maison ancienne est de plain-pied.

En effet, en absence de sous-sol, il faudra intervenir directement sur le sol, en y posant des panneaux isolants. Vous allez alors y couler une chape de béton qui soutiendra le plancher ou le carrelage. Une fois encore, la nécessité de les confier à un professionnel certifié est primordiale.

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L’isolation des fenêtres

Les fenêtres sont à l’origine de 10 à 15 % des pertes de chaleur dans votre logement. Ici, les travaux vont essentiellement consister au remplacement des anciennes fenêtres par de nouvelles, conçues dans des matériaux de qualité, avec une menuiserie et un vitrage résolument performants. Préférez le double vitrage à isolation thermique renforcée.

De plus, nous vous suggérons de les combiner à des volets, lesquels, selon l’ADEME, peuvent contribuer à réduire les déperditions thermiques en apportant une résistance thermique en plus au vitrage, la nuit notamment. En l’occurrence, trois techniques sont envisageables : la dépose totale, la dépose partielle et l’installation d’une double fenêtre.

L’isolation des points de fuite et de renouvellement d’air

Votre isolation sera davantage performante si vous éliminez les entrées d’air inutiles. L’ADEME considère que ces dernières augmentent aussi votre facture, car elles provoquent entre 20 et 25 % de déperdition de chaleur. Si le DPE identifie d’éventuelles infiltrations d’air dans votre habitation ancienne, il faudra envisager des solutions de calfeutrage. Selon le matériau de la surface à travailler, vous aurez le choix entre l’acrylique, le silicone, le polyuréthane ou le latex.

Pour tous ces travaux de rénovation thermique, il est important de faire appel à des professionnels RGE. Ce sont eux qui en réalité, par leur expérience, garantissent le succès des travaux.