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Projets rapides et faciles : le vaisselier de la salle à manger

Sommaire

Vous avez peut-être remarqué qu’il se passe beaucoup de choses en ce moment qui font que ma vie ressemble à un chaos permanent partout où je regarde. Je suis sûr que vous connaissez ce sentiment de noyade quand vous êtes aux prises avec une longue liste de projets, de travaux, d’engagements sur tous les fronts, tout ce que vous avez lancé, mais dont l’achèvement reste encore une vision lointaine. Tout cela peut devenir un peu… usant. J’ai tellement de chance de pouvoir faire toutes ces choses amusantes que j’aime faire, mais comme tout le reste, cela vient avec quelques petits inconvénients qui peuvent vous rendre fou si vous les laissez faire.

 

Un buffet ancien à rénover

Cette semaine, j’ai en fait consacré un peu moins de temps aux activités qui me semblent très urgentes et un peu plus de temps à me bouger quand je suis fatiguée, que je veux juste m’allonger au lit et regarder Netflix. Accrocher enfin quelques œuvres d’art qui reposent sur la cheminée depuis 4 mois, échanger ce tapis avec ce tapis, nettoyer les placards… de petites tâches abordables que je peux accomplir en un après-midi ou deux et qui ont un effet assez immédiat sur ma notion rapidement glissante que j’ai réellement les choses sous contrôle. Ça fait du bien. Un exemple concret ? Le grand vaisselier ancien dans ma salle à manger. J’aime toujours ce meuble et je considère toujours qu’il s’agit d’une escroquerie à 400 €, mais probablement, depuis le jour où je l’ai installé, quelques détails à son sujet m’ont dérangé. L’ensemble est vraiment vieux, donc les portes ne restent pas toujours fermées et l’espacement des étagères m’a toujours paru un peu… bizarre. Il n’avait que deux étagères (trois, en comptant le bas évidemment), ce qui faisait en quelque sorte que tout ce que je mettais dedans me semblait trop petit et gênant. L’autre problème, qui n’est pas tant un défaut qu’une obsession chez moi, est que les étagères n’ont aucune relation spatiale avec les meneaux des portes à panneaux de verre. De quoi rallonger encore ma longue liste de choses à faire. 

 

Les étagères

Alors, l’autre jour, je me suis décidée et j’ai opté pour la voie de la facilité et de la rapidité. J’ai pris un maillet en caoutchouc (pour ne pas meurtrir le bois), puis j’ai doucement libéré l’étagère supérieure du taquet qui la maintenait. Elle n’était pas clouée, donc c’était très facile. J’ai pensé à arracher le taquet et à le soulever de quelques centimètres pour l’aligner sur le meneau supérieur, mais ensuite je me suis rendue compte que ce n’était pas l’idée du siècle. J’ai juste déchiré un morceau de 2,5 cm de bois. Je l’ai fixé sur le côté de l’armoire avec de la colle à bois et des clous de 4 cm, puis j’ai badigeonné les trous afin de les calfeutrer et j’ai utilisé le maillet en caoutchouc pour rabaisser l’étagère sur ses supports. Fastoche ! Pour la deuxième étagère, j’ai effectivement procédé de la même manière. L’étagère du bas a dû être fabriquée, car elle n’existait pas avant. Les étagères ont une profondeur de 37 cm. Il se trouve que j’avais un morceau de contreplaqué de qualité cabinet de même dimension restant d’un autre projet, je pouvais juste couper à la bonne longueur. Facile. Ensuite, j’ai juste coupé un morceau de 2 cm de chutes et l’ai cloué de face à l’avant du contreplaqué pour ajouter un peu de rigidité et couvrir le bord brut du contreplaqué. Les taquets sont fabriqués à partir de chutes de bois (pour qu’ils correspondent à l’épaisseur des originaux) que j’ai juste coupées pour avoir la même largeur, qui je pense était de 7 cm ou quelque chose comme ça. Je ne suis pas sûr.

 

Les finitions

Le lendemain après-midi, lorsque le calfeutrage avait tout pris, je passe grosso modo deux minutes avec ma ponceuse orbitale à lisser les zones qui n’avaient pas été peintes la première fois ou qui étaient couvertes par les anciens emplacements des taquets. Ensuite, j’ai tout essuyé et j’ai passé deux couches de la peinture que j’avais utilisée la première fois, sur ces endroits et sur la nouvelle étagère. La seule autre amélioration majeure est que j’ai ajouté des petits crochets de porte d’armoire bon marché à l’intérieur des portes/étagères pour empêcher les portes de flotter dans tous les sens. Je les ai trouvés chez le magasin du coin pour trois fois rien, deux par lot, au rayon quincaillerie d’armoire, là où sont rangés les boutons et les poignées. Ça change tout ! Cette rénovation a pris environ 10 minutes. J’ai brièvement envisagé d’échanger les fermoirs d’origine sur l’extérieur de la porte avec quelque chose de plus substantiel/fonctionnel, mais toujours raisonnablement conforme au style et à l’époque. C’est tout !