Le métier de diagnostiqueur immobilier ne cesse d’évoluer. Les formations agréées qui l’encadrent aussi. Le législateur devient de plus en plus exigeant à l’égard de cette profession relativement jeune, apparue à la fin des années 90, et soumise depuis 2007 à l’obligation de certification. Depuis le 1er avril 2019, tout futur diagnostiqueur immobilier doit pouvoir justifier d’un niveau de formation suffisant dans le domaine du bâtiment. Le point s’impose pour mieux comprendre les dernières dispositions et les pré-requis nécessaire concernant ce métier.

La formation de diagnostiqueur immobilier en 2019

Si la profession de diagnostiqueur immobilier est avant tout une profession de terrain, à la forte dimension commerciale, elle nécessite en préalable l’acquisition de tout un socle de connaissances et de certifications réglementaires. A l’obligation de certification applicable depuis 2007, a succédé la réforme de ce dispositif en 2012 qui l’avait significativement durci. Une exigence de prérequis en formation venait s’ajouter à cette obligation pour pouvoir réaliser des diagnostics de performance électrique. Depuis le 1er avril 2019, le même niveau de formation est exigé pour prétendre à la certification des domaines comme le gaz, le plomb ou les parasite du bois…

Toutes les certifications nécessaires au diagnostiqueur nécessitent donc soit un cursus initial de type Bac+2 dans le bâtiment, soit une Formation ADI  dispensée dans un centre agréé et reconnu par le RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles). Etre formé est désormais obligatoire pour pouvoir exercer la profession de diagnostiqueur immobilier et maitriser les nombreux aspects réglementaires et techniques du métier.

Certaines formations courtes permettent d’obtenir l’agrément nécessaire pour à la certification. Il est toutefois conseiller aux professionnels du secteur de compléter cette formation initiale par d’autres cursus connexes et, notamment, au regard des évolutions législatives qui sont fréquentes en la matière.

Diagnostiqueur immobilier : un métier d’avenir ?

La profession est très nettement dopée par un contexte réglementaire favorable. Cette tendance structurelle ne semble pas devoir connaître d’inflexion à la baisse dans les prochaines années. En effet, le marché immobilier développe une exigence toujours accrue dans le domaine de la sécurité des bâtiments et du confort de leurs occupants. Ce sont ainsi plus de 3 millions de diagnostics qui sont effectués chaque année au niveau national, avec une croissance du marché qui s’échelonne entre +10% et +15% par an depuis la réforme de 2012.

Malgré les exigences en formation que l’on voit augmenter de façon significative, la concurrence se révèle marquée. Les changements profonds en vigueur depuis 2019 changent aussi la donne, puisqu’ils modifient la durée de certification en la faisant passer de 5 à 7 ans. La responsabilité des professionnels du diagnostic bâtiment devient de plus en plus accrue et cela n’est pas prêt de s’inverser. Avec les dernières évolutions réglementaires, le Diagnostic de Performance Electrique passe ainsi du statut de simple document informatif à celui de document opposable dans le cadre d’une procédure administrative ou judiciaire.

Le rôle du diagnostiqueur immobilier va se transformer pour prendre en compte une nécessaire garantie de résultats. Dans ce contexte très évolutif, on le voit, la formation professionnelle devient indispensable aussi bien pour entrer dans le métier que pour y réussir de façon durable.