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Faire une extension verticale à sa maison

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Nombreuses sont les raisons qui poussent un foyer à agrandir l’espace habitable de sa maison. Les solutions à ce besoin sont également nombreuses, mais l’extension verticale reste particulièrement plébiscitée. Pour cause, elle permet d’augmenter la valeur d’un bien immobilier, de combiner travaux de rénovation énergétique et agrandissement, tout en bénéficiant d’un prêt travaux pour sa réalisation.

Évaluer le financement d’un projet d’extension verticale de sa maison

Avant de songer à financer des travaux par un crédit, il faut commencer par évaluer les dépenses à engager dans un projet d’agrandissement. Comme on se focalise sur l’extension verticale et donc une surélévation de la maison, le prix moyen à prévoir est de 1 500 euros par mètre carré.

En fonction du résultat de l’audit des fondations et de la structure de la maison, on peut s’orienter vers une ossature en béton. Une solution qui n’est pas forcément économique comparée au bois ou à l’ossature métallique. D’ailleurs, la majeure partie du coût de votre extension verticale se reposera sur le choix des matériaux à privilégier.

Extension verticale : quels avantages par rapport à une extension horizontale ?

En théorie une extension horizontale est plus facile à réaliser. Pourtant, ce point n’arrive pas à faire pencher la balance, quand on sait que l’extension verticale apporte incontestablement une plus-value au logement. Surélever la maison offre une multitude de possibilités d’agrandissement de votre espace habitable.

Alors qu’une extension horizontale vous fera perdre du terrain, l’extension verticale permet de conserver la même surface extérieure. Ainsi, vous pourrez conserver l’usage intégral de votre jardin, que ce soit pour garer une voiture, planter des fleurs ou des arbres fruitiers, ou encore aménager une piscine. Une solution non négligeable quand on possède un petit terrain.

Ainsi, si vous désirez un jour revendre votre maison, vous pourrez mettre en avant une grande surface habitable, mais également une surface de terrain non revue à la baisse à cause de vos travaux d’agrandissement !

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Se renseigner sur les réglementations en vigueur

Une surélévation de maison est soumise à plusieurs réglementations, dont celle de l’urbanisme. Faisant partie de travaux de gros œuvre, l’extension verticale de votre maison doit respecter les règlements du PLU ou plan local d’urbanisme.

Destiné à encadrer les projets d’urbanisme d’une commune, ce document stipule entre autres le style architectural à suivre, les types de matériaux à utiliser, et leur impact sur l’environnement et le développement durable. Dans le cas où votre maison se trouve à proximité d’une autre propriété, vous avez l’obligation de respecter les règles applicables entre propriétaires proches.

Autrement dit, l’agrandissement de votre maison ne doit pas les priver de lumière naturelle ou de l’accès à la voie publique. Une certaine distance doit aussi être respectée entre deux voisins. Enfin, si la rehausse de votre maison dépasse les 20m² (40m² pour les habitations situées dans les zones urbaines réglementées par un PLU), un permis de construire est exigé. Dans le cas contraire, une simple déclaration au préalable auprès de la mairie suffit. Généralement, une étude de faisabilité se doit d’être entamée pour confirmer que les travaux peuvent bel et bien être réalisés. Une fois tous ces points éclaircis, vous pourrez réfléchir à la meilleure manière de financer votre projet.

Recourir à un crédit travaux pour concrétiser ses projets

Quand il est question de travaux d’aménagement ou de rénovation peu conséquents, un prêt personnel peut suffire à les financer. Mais dès qu’il s’agit d’une intervention d’envergure, l’octroi d’un prêt travaux devient nécessaire. Le fonctionnement de ces deux types de crédit à la consommation est quasiment le même, à l’exception de quelques différences.

Le prêt travaux est un crédit dit affecté. Les fonds versés par l’organisme prêteur doivent exclusivement être utilisés pour lesdits travaux. Par ailleurs, les dépenses liées à la rénovation, l’aménagement, la décoration (essayez le prisme de lumière !) ou l’extension de la maison doivent être justifiées par des reçus et factures.

Où contracter un prêt travaux ?

En dehors des banques, les plateformes de prêts aux particuliers sont intéressantes. Elles permettent de constituer un dossier sans tarder et la rapidité de réponse de ces établissements de crédit est appréciable.

Avant de faire son choix, il est conseillé de procéder à une comparaison des offres. Qu’il s’agisse de banques ou d’organismes de prêt, les taux peuvent varier du simple au double, voire plus. Trois critères sont à considérer pour cela :

  • le taux annuel effectif global,
  • la durée de remboursement,
  • le montant total du prêt.

Si vous envisagez en plus de souscrire un contrat d’assurance, ce qui peut être un bon point pour vous, pensez aussi à comparer la prime d’assurance. Cette dernière va indéniablement influer sur le coût total du prêt.

Les dispositifs d’aides à connaître pour réduire les coûts de ses travaux d’extension

Les dispositifs fiscaux qui s’inscrivent dans le cadre des prêts travaux sont nombreux en vue de réduire les coûts. L’obtention de ces prêts aidés dépend toutefois de certaines conditions.

Pour des travaux de rénovation énergétique par exemple, l’éco-prêt à taux zéro est le plus avantageux. Destiné à inciter les Français à améliorer les performances énergétiques de leur logement principal, l’accord d’un tel financement dépend des devis certifiés RGE émis par les entreprises qui effectueront les travaux. Depuis le 1er juillet 2019, les foyers qui ont déjà bénéficié d’un éco-PTZ peuvent redemander un éco-prêt complémentaire dans les cinq ans.

Il est cumulable avec d’autres aides fiscales telles que l’ANAH ou prêt de l’Agence nationale de l’habitat. Celui-ci est destiné aux ménages les plus modestes et demande un engagement d’occupation du logement pour une durée minimum de six ans.

Quelle aide fiscale convient le mieux aux travaux d’extension ?

De l’éco-PTZ à l’ANAH en passant par le CITE et le soutien des collectivités, les aides pour réduire le coût des travaux d’extension se basent dans la plupart des cas sur l’intention d’améliorer le diagnostic de performance énergétique du logement en question. Tant que les travaux d’extension s’inscrivent dans ce cadre, la plupart des aides fiscales sont favorables aux demandes des souscripteurs.